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Thomas Haagensen voit la vie en orange

La carrière de Thomas Haagensen nous ferait presque pousser des ailes. Après son diplôme à HEC, le Genevois intègre Tetra Pak en Suisse, puis au Moyen-Orient, avant de s’envoler vers une nouvelle destination professionnelle: easyJet. Depuis 2008, il y occupe le poste de responsable commercial pour l’Europe du Nord. Cet alumni HEC a parlé à lHECture de son travail, de ses études, et de son quotidien au sein de la compagnie orange.

lHECture :En quoi consiste votre travail chez Easyjet ?

Je suis responsable commercial pour les marchés d’Europe du Nord, je mets en place une stratégie pour développer ce marché. Cela passe par le développement de la marque et du porte-folio, ou la rentabilité du marché. Pour la Suisse par exemple, il faut mettre en place un plan de croissance pour les trois aéroports - qui ont des besoins complètement différents -, maintenir le niveau de profitabilité, mettre en place de nouveaux produits qui ne cannibalisent pas ceux déjà existants, etc. C’est aussi un travail politique : il faut profiler easyJet comme un vecteur de croissance indispensable en Suisse, auprès des acteurs concernés. Heureusement, notre position nous facilite la tâche : nous sommes la première compagnie aérienne à Genève et Bâle, et la deuxième en Suisse.

lHECture : Vous aviez déjà une idée de votre carrière, en choisissant d’étudier à HEC ?

Non, je n’avais pas de vocation établie. Par contre, j’ai toujours été touche à tout, attiré par la diversité. La médecine, le droit, tout m’intéressait. Je voulais garder cette diversité, et je pensais que HEC m’ouvrirait tous les horizons. Je viens d’une famille internationale et je souhaitais rester dans ce cadre après mes études.

lHECture : Justement, qu’avez-vous fait après votre diplôme?

J’ai travaillé quelques mois pour renflouer les caisses, puis je suis parti en voyage pendant un an, avec un copain (d’HEC aussi). J’ai ensuite travaillé chez Tetra Pak, d’abord à Pully, puis au Moyen- Orient.

lHECture : Easyjet est une entreprise qui fait rêver. C’est comment à l’interne ?

Pour vous donner une idée, aujourd’hui je suis à Berlin ; un ou deux jours par semaine au siège à Londres, et très souvent à Genève. En plus d’être internationale, c’est une entreprise très peu hiérarchisée, avec une ouverture et un accès direct à cette hiérarchie. Le siège à Luton donne un bon exemple : il se situe toujours dans un hangar de maintenance. La moitié est occupée par la maintenance, l’autre par un open space avec les bureaux des employés,  comme du CEO.  C’est une entreprise très dynamique, active dans une industrie où les choses changent très rapidement, où il faut être extrêmement réactif. D’un jour à l’autre, il peut y avoir une grève dans tel aéroport, une épidémie dans tel pays, un volcan jusqu’à là inconnu etc. Le marché est très concurrentiel, il faut savoir rebondir très rapidement. Tous les lundis, lors des séances, nous ne revenons jamais sur la semaine qui s’est écoulée. Nous regardons vers l’avant. Bien sûr, il y aussi la pression des résultats, c’est normal. easyJet est une entreprise cotée en bourse, avec des actionnaires qui veulent des résultats. La ponctualité doit être au top, tout investissement doit être rentabilisé rapidement, toutes les routes sont minutieusement étudiées.

lHECture :HEC Lausanne vous a aidé à vous adapter à ce monde ?

Bien sûr. Étudier à HEC m’a apporté une base de connaissances solides, mais surtout une ouverture, une capacité d’adaptation.  Le fait de toucher à tous les domaines permet d’être prêt plus tard, de ne pas être surpris lorsqu’on se retrouve dans certaines situations. En plus, HEC offre un réseau important, et surtout une bonne bande de copains !

lHECture : Quel est votre moteur au niveau professionnel ?

 

Ce qui m’a toujours passionné, c’est de développer, d’être confronté à de nouveaux challenges. Chez Tetra Pak, je me suis éclaté en mettant en place de nouveaux projets, notamment au Moyen-Orient. easyJet m’a donné la possibilité de rejoindre une entreprise avec un taux de croissance énorme, et très rentable. C’est une marque établie partout en Europe, avec de nombreux projets qui se développent, et bien d’autres à développer.

lHECture : Quel conseil donneriez-vous aux étudiants ?

 

Je n’aime pas trop donner de conseils… Ce que je dirais, c’est que si la base académique est très importante, il ne faut pas oublier tout le reste. Les études, c’est aussi l’occasion de développer sa façon de s’exprimer, de faire des présentations en groupe, d’apprendre les langues. Il ne faut pas hésiter à partir à l’étranger, à saisir toutes les opportunités qui ne sont pas forcément inclues dans le monde académique.

Propos recueillis par Clara Marc, novembre, Genève 2012

 

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